Synthèse

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Les principaux enseignements de l’enquête

 

De profondes évolutions

 

 Une baisse générale et importante de la mobilité... également identifiée dans d’autres enquêtes conduites en France ces dernières années, elle est particulièrement marquée dans les Alpes-Maritimes. Une baisse constatée pour tous les habitants, y compris pour les plus mobiles. Avec une croissance de la population de 10% en 10 ans, cela conduit à 3,44 millions de déplacements par jour en diminution de 4% par rapport à 1998. Les kilomètres parcourus augmentent de 2%.


 Cette baisse est due pour 80% à la baisse des déplacements en voiture... traduisant une rupture de tendance après trente années d’augmentation continue.


 En revanche, une forte progression de l’usage  des transports collectifs... traduite par l’évolution significative de leur part modale, qui passe de 6% à 8%, répondant aux efforts conduits depuis plusieurs années par les collectivités pour développer les offres des TC et leur attractivité (tramway, ticket à 1 euro...)


 Des habitudes qui changent, avec un usage moins systématique de la voiture… qui n’est plus un recours automatique, même pour les plus motorisés et les plus actifs. En parallèle, les habitudes d’usage des transports collectifs se renforcent : les habitants qui choisissent entre voiture et transport public selon leur déplacement sont de plus en plus nombreux, même si des différences perdurent selon le mode d’urbanisation des territoires et l’offre TC.


 Une baisse des courts déplacements au profit des plus longs… aussi bien en portée kilométrique qu’en durée de déplacement. Les déplacements traduisent les programmes d’activité des habitants : cette modification de structure traduit donc, là encore, une évolution de l’organisation de chacun.

 

 Des échanges entre territoires qui s’intensifient, mais des déplacements internes qui restent prépondérants… même s’ils sont en baisse, ces derniers traduisant un fonctionnement de proximité. Les augmentations les plus importantes concernent les territoires de l’ouest, en développement démographique et économique (tout particulièrement la CASA), ainsi que les échanges entre les trois plus grandes villes : Nice, Cannes et Monaco. Cette dernière n’appartient pas au territoire, mais l’enquête en confirme sa fonction de polarité urbaine pour l’est du département.




Mais aussi de grandes stabilités


 Un temps quotidien de déplacement stable... comme dans la plupart des grandes agglomérations françaises. Les temps passés à se déplacer par habitant chaque jour sont fixes mais dépendent fortement de l’activité (actifs ou étudiants consacrent 1h15 par jour à se déplacer, alors que retraités et inactifs y consacrent 45 min).


 Des motifs de déplacements inchangés et peu différenciés par territoire... avec néanmoins une place un peu plus importante aux achats sur le littoral, au travail ou à l’accompagnement sur le Moyen-Pays, résultant des contraintes du territoire, mais aussi de la population qui l’habite. Les motifs de déplacements varient surtout avec l’âge des habitants et leur occupation principale (actif, étudiant, retraité…). 


 Des déplacements d’échanges fortement motivés par le travail... et qui privilégient la voiture. Une réalité constatée autant entre les grands territoires institutionnels qu’entre leurs secteurs.


 Des retraités qui modifient peu leurs habitudes de déplacements... et des profils d’usagers qui restent spécifiques à chaque mode (la voiture plus utilisée par les actifs, les transports collectifs par les jeunes et les personnes âgées). 


 Un lien fort entre mode de déplacement et type de quartier, d’habitat… plus le quartier est dense, urbain, mêlant les fonctions (logement, commerce, équipement, entreprise…), plus les habitants se déplacent et plus ils utilisent les modes alternatifs à la voiture individuelle.


 Des déplacements essentiellement à l’intérieur des Alpes-Maritimes, avec des polarités urbaines toujours fortes et attractives... et ceci malgré l’urbanisation désormais continue sur le littoral : les villes et leurs centres continuent d’attirer fortement leur population, et celles des petites communes périphériques.

 


Enfin, des spécificités azuréennes


 La marche très développée dans les agglomérations littorales, et les villages du Haut Pays... une réalité particulièrement forte dans l’est du territoire où la marche fait quasiment jeu égal avec la voiture pour les déplacements internes.


 Les deux-roues motorisés comme un substitut à la voiture... très utilisés pour le travail par les hommes actifs dans les zones urbaines littorales, avec un usage en hausse. En revanche, leur utilisation baisse chez les jeunes de moins de 18 ans notamment au profit des transports collectifs.


 Des pointes horaires qui restent très marquées matin et soir… quasiment sans étalement. Par contre, lorsque la contrainte horaire diminue, comme pour les inactifs ou pour les motifs achats, on intercale ses déplacements en dehors de ces périodes de pointe, générant un niveau de trafic moyen mais permanent en journée


 Une croissance notable des échanges et flux automobiles au niveau départemental… d’autant plus remarquable dans un contexte de baisse globale. Le dynamisme économique, et la plus forte contribution de l’ouest du département à l’accueil des nouvelles populations l’expliquent largement, ainsi que son mode d’urbanisation.


 Un Haut Pays avec un double fonctionnement... de proximité mais aussi dépendant des grandes villes et du littoral.


 L’enquête confirme les liens entre l’Est du Var et les Alpes-Maritimes… ses habitants ont en effet plus d’échanges avec le département limitrophe qu’avec le reste du Var, même si, là aussi, les déplacements internes restent importants.