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Méthodologie et territoire enquêté

L’Enquête Ménages Déplacements des Alpes-Maritimes 


Une démarche partenariale pour un outil d’aide à la décision

 

L’EMD s’inscrit dans un vaste partenariat qui regroupe l’ensemble des 8 Autorités Organisatrices de Transport : NCA, CASA, CARF, SITP, SILLAGES, Etat, Région et Conseil général des Alpes-Maritimes. Le SYMITAM, la CCINCA, l’ADAAM, le CRT et la CAPAP se sont également associés à la démarche englobant différentes enquêtes au sein de l’Etude Globale des Transports et Déplacements.


Cette enquête, dont la maîtrise d’ouvrage a été assurée par le Conseil général des Alpes-Maritimes, est conçue pour apporter les informations permettant d’appréhender les pratiques de déplacements des habitants d’un territoire, les jours de semaine et hors vacances scolaires, et selon les différentes caractéristiques des personnes. 


Elle permet également de reconstituer les flux de déplacements enregistrés sur le territoire et se présente comme un outil majeur pour les réflexions, études et projets conduits par les collectivités publiques ainsi que pour le modèle mathématique des déplacements mis en oeuvre par les partenaires.

   

 

Une enquête conduite sur un vaste territoire avec des méthodes adaptées 

 

En 2009, l’EMD a porté sur l’ensemble du département des Alpes-Maritimes étendu à une partie de l’est Var, soit une extension importante par rapport à la première enquête réalisée en 1998 qui ne concernait que les territoires les plus urbains du littoral et du Moyen-Pays des Alpes-Maritimes. Elle a permis d’interroger, en leur demandant de décrire leurs déplacements de la veille, entre octobre 2008 et mai 2009, près de 18 000 personnes appartenant à 8 500 ménages, et selon deux types de méthodes spécifiques adaptés aux différents territoires.


Sur la moitié sud des Alpes-Maritimes, comprenant la bande littorale, la plus dense et la plus peuplée avec l’ensemble des grandes villes et le Moyen Pays, la méthodologie standard du CERTU des grandes agglomérations dite en « face à face » a été mise en œuvre. Un enquêteur se déplace à domicile et interroge les personnes (de 5 ans et +) du ménage : 7 539 ménages enquêtés, soit 16 282 personnes.


Sur cette partie du territoire qui a déjà fait l’objet d’une EMD en 1998, les évolutions survenues en 10 ans peuvent donc être observées.


Sur le Haut-Pays et l’est du Var, territoires nouvellement enquêtés, c’est la méthodologie standard des villes moyennes, par téléphone, qui a été appliquée. L’enquêteur interroge 1 ou 2 personnes (de 11 ans et +) du ménage, tirées au sort. 1 460 ménages ont ainsi été enquêtés, soit 1 667 personnes.

 

 

Analyse et restitution  

 

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Dans ce document, l’aire d’enquête a été découpée en 104 « secteurs de tirage » et 786 « zones fines » favorisant un recueil fin de données et différentes possibilités d’agrégation. Les exploitations et les analyses ont été réalisées par l’ADAAM et le CETE Méditerranée.

Pour les zones du littoral et du Moyen Pays, appelées bande littorale, le regroupement par intercommunalités a été privilégié pour restituer les résultats et les analyser, à savoir CARF, Pays des Paillons, NCA, CASA et pour l’Ouest, le territoire de SCoT.

Pour le Haut-Pays, trois secteurs sont identifiés : Haut Pays Nord des Alpes-Maritimes, Nord Menton et Riviera, Est du Var.


La partie la plus détaillée des analyses concernera la zone très peuplée appelée « bande littorale » qui, pour des raisons statistiques et les possibilités de comparaison avec 1998, constitue le matériau le plus riche (90% de la population et des déplacements).


 

 

 

Les caractéristiques du territoire

 

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Fortement marquée par le relief avec deux tiers du territoire en zone de montagne, l’urbanisation des Alpes-Maritimes se concentre sur le littoral en un chapelet de villes importantes (Nice, Cannes, Antibes,...) et sur les villes historiques du Moyen-Pays, avec un développement plus récent et plus lâche sur une grande partie du Moyen Pays.

Le Haut Pays reste concentré sur les villages et bourg-centres et voit sa croissance essentiellement liée aux activités touristiques.

La tâche urbaine représentée sur la carte avec ses différentes intensités traduit cette occupation de l’espace ainsi que le positionnement des populations et activités. Cette bande littorale concentre près de 65% de la population départementale.


Le département affiche ainsi un double fonctionnement, est-ouest sur la bande littorale avec un mouvement de métropolisation, autour des centres urbains et pôles économiques, mais tout autant selon des axes nord-sud le long des vallées en forte liaison avec les villes-centres, notamment avec Nice.


Malgré les fortes contraintes auxquelles il est confronté, le département des Alpes-Maritimes reste très attractif et a accueilli plus de 80 000 nouveaux habitants en dix ans pour atteindre près de 1 100 000 habitants en 2009.


L’emploi y a également notablement progressé, avec des zones qui continuent de s’affirmer comme pôles d’emplois (Sophia Antipolis, Grasse et Monaco), en complément de l’attractivité des grandes villes.